Conférence à l’IHEAL « Mouvements sociaux, mensonges d’Etat et violence au Mexique » – 26/01/2016


Table ronde

« Mouvements sociaux, mensonges d’Etat

et

violence au Mexique »

 

26 janvier, 17h-19h

Collège d’Etudes Mondiales, Bâtiment « Le France »

Salle du Conseil A (sous-sol)

190 Avenue de France, Paris 75013

Métro Quai de la Gare

 

Coordinateur :

Geoffrey Pleyers (Université catholique de Louvain-Collège d’Etudes Mondiales)

 

Intervenants :

Francis Mestries, (UAM-Azcapotzalco, Mexique)

Fernando Matamoros (Université de Puebla, Mexique)

Luis López (CADIS-EHESS)

 

À seize mois de la disparition des 43 étudiants de l’Ecole normale rurale d’Ayotzinapa, l’affaire est loin d’être résolue. Un récent rapport du Groupe international d’enquêteurs indépendants (GIEI), formé par la Commission Interaméricaine des Droits de l’Homme (CIDH), a révélé des graves irrégularités dans l’enquête officielle et a réduit en cendres la version du gouvernement sur le sort des étudiants disparus. Comme dans beaucoup d’autres cas, experts et journalistes dénoncent la manipulation des preuves, l’usage de la torture et l’invention de coupables. Quant aux organisations internationales, elles font état de la « pratique généralisée de la torture par toutes les forces de l’ordre » (ONU) et d’une « épidémie de disparitions » qui a déjà fait plus de 27 000 victimes (Amnesty International). Les ONG soulignent que beaucoup de ces disparitions sont « forcées », ce qui signifie qu’elles sont perpétrées pour le compte ou avec l’aval de fonctionnaires publics. Au lieu de reconnaître la grave situation des droits de l’homme au Mexique et d’essayer de contrer la violence qui endeuille le pays, le gouvernement choisit de criminaliser les victimes et les mouvements de protestations et essaye de discréditer les instances internationales qui le critiquent. Cette rencontre aura pour objectif d’analyser ce contexte d’impunité, qui permet que l’état de violence se perpétue, en prêtant une attention particulière aux mouvements sociaux qui s’y opposent et qui s’efforcent de construire des alternatives.